[Communiqué de presse] Affaire Naomi MUSENGA… l’arbre qui cache la forêt

DES DYSFONCTIONNEMENTS, UN DRAME…

Le 29 décembre 2017 Naomi MUSENGA, une jeune maman de 22 ans, perdait la vie alors qu’elle avait eu le bon réflexe : prévenir les secours sur un numéro d’urgence.

L’UNSA-SDIS apporte tout son soutien à sa famille et ses proches dans cette terrible épreuve. Si cette affaire reçoit un traitement médiatique à la hauteur du drame qui s’est noué, elle mérite aussi une réflexion de fond sur le secours d’urgence en France.

SE POSER LES BONNES QUESTIONS

Les propos tenus par l’assistante de régulation médicale du SAMU, lors de son échange avec la victime, sont insoutenables sur la forme. Mais ils masquent mal la réalité quotidienne des acteurs du secours.

Si l’opératrice semble porter une lourde responsabilité dans ce drame, elle ne doit pas être érigée en bouc émissaire. Bien d’autres questions doivent être posées :

  • Etaient-ils assez nombreux sur le plateau au regard de l’activité opérationnelle ?
  • La formation reçue par les ARM du SAMU 67 est-elle adaptée aux réalités de terrain ?
  • Où était le médecin régulateur ?
  • Quelles sont les procédures internes au SAMU 67 ?

Et plus largement, le modèle du secours d’urgence aux personnes français répond-il toujours aux besoins de notre société ?

UN SYSTÈME À BOUT DE SOUFFLE

Aujourd’hui, le médecin régulateur du SAMU a l’obligation d’analyser l’état de gravité de toutes les victimes et d’indiquer les suites à donner : autoriser la prise en charge par les pompiers, envoyer un médecin urgentiste, etc. Avec près de 30 millions d’appels au SAMU par an et le manque chronique de médecins, c’est totalement illusoire voire mensonger. C’est sans doute aussi ce « flot » ininterrompu d’informations qui masque les cas graves comme celui de Naomi MUSENGA.

L’UNSA-SDIS DEMANDE :

 

  • Une profonde réforme du Secours d’urgence aux personnes.
  • La fin de la régulation médicale systématique.
  • La mise en place de plateformes uniques de réception des appels d’urgence : le 112.
  • Une plus grande implication des infirmiers et médecins sapeurs-pompiers dans une vraie complémentarité avec le SAMU.

 

 

Téléchargez le communiqué au format pdf ci-dessous :

 

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